Techniques de peinture

Écrit par Denis

Voici un petit tour des différentes techniques de peinture qui permettent d’obtenir, plus ou moins simplement, de beaux résultats.

La sous couche

La sous couche permet d’unifier les différents éléments de matière brute issue du montage de la figurine. Elle sert également d’apprêt permettant l’accroche de la peinture et lui donne plus de clarté ou de noirceur.

Il est possible de la faire avec une bombe ou au pinceau et en noir ou en blanc. Il en existe des texturées pour donner un aspect plus métallique.

Bombe :

  • Avantages : rapide, fine si bien faite,

  • Inconvénients : chère, noie les détails si on ne la maîtrise pas, fragile.

Pinceau :

  • Avantages : permet de faire une première découverte de la figurine, solide,

  • Inconvénients : ça prend du temps, ça a tendance à demander des raccords.

Noire :

  • Avantages : les lignages sont déjà faits, les couleurs par-dessus sont moins flashy, pour les figurines sombres,

  • Inconvénients : difficile de faire des couleurs claires par-dessus.

Blanche :

  • Avantages : plus propre, adaptée aux lavis successifs, adaptée aux figurines lumineuses,

  • Inconvénients : il faut tout repeindre, parce que le blanc dans les creux, sauf exception, c’est bizarre…

 

Couleurs de base

On l’appelle également « aplat ». Elle consiste à placer l’ensemble des couleurs de base sur la figurine.

Pour cela, prendre une peinture diluée, mais pas trop (environ autant d’eau que de peinture). Utiliser un pinceau assez large et propre. Éviter comme la peste les pâtés. Il vaut mieux passer plusieurs couches si la peinture n’est pas assez couvrante que de peindre au couteau.

 

Brossage à sec

Cette technique est très décriée par les « pro-painters », mais reste une des meilleures pour obtenir un résultat satisfaisant en peu de temps.

Elle consiste à brosser la figurine avec un pinceau contenant très peu de pigments dans un liant presque sec. Pour cela, la couleur choisie doit être plus claire que la couleur de base.

Pour cette technique, il faut prendre un pinceau large et plat avec des poils assez durs (on peut prendre du synthétique). On trempe le pinceau dans la peinture et on l’essuie sur un papier essuie-tout jusqu’à ce que les traces laissées ne soient plus que pigmentaires. Ensuite, on brosse la figurine avec le pinceau : les pigments n’accrocheront que sur les zones les plus proéminentes.

Il est possible de faire plusieurs passages de brossage à sec de plus en plus clairs et de moins en moins prononcés.

Il est aussi possible de faire du brossage à sec après du brossage humide.

  • Avantages : rapide et efficace.

  • Inconvénients : un peu sale, pas adaptée à tout.

  • Comment l’utiliser : sur tout ce qui est haché : poils, cottes de maille…

 

Brossage humide

Il s’agit plus ou moins de la même technique que le brossage à sec, mais avec une peinture non encore sèche et laissant pas mal de pigments.

La seule différence est que le pinceau n’est pas essuyé avant le passage de la brosse (tête large et plate, avec des poils assez durs).

À la différence du brossage à sec, le brossage humide ne va pas se limiter à couvrir les zones proéminentes mais va uniquement éviter les zones les plus en creux. Elle peut donc être un préliminaire intermédiaire au brossage à sec.

  • Avantages : rapide et efficace,

  • Inconvénients : un peu sale, pas adaptée à tout.

Dégradés

Il s’agit, avec le glacis, de la technique ayant le meilleur rendu ; mais c’est également une technique complexe qui peut vite virer au cauchemar.

Si la théorie est simple, la pratique est très compliquée si l’on veut obtenir un bon résultat.

La technique consiste à peindre des creux vers les proéminences de la teinte la plus foncée à la teinte la plus claire. Plus il y a d’intermédiaires, plus le résultat sera joli.

  • Avantages : plus facile à maîtriser que le glacis,

  • Inconvénients : risque de voir les démarcations de couleurs (voir glacis et peinture dans le frais), c’est long,

  • Comment l’utiliser : les visages se traitent assez bien en dégradés.

 

Lavis

Le lavis est une technique qui permet de marquer les creux. En utilisant de l’encre ou en diluant 4 fois sa peinture, on obtient une couleur qui va s’insinuer dans les creux et ne pas accrocher sur les zones proéminentes.

En complément des brossages, cette technique permet d’obtenir des résultats satisfaisant en peu de temps.

La technique dite « de la lasure » est une héritière de cette technique : au lieu d’utiliser une peinture diluée ou une encre, on utilise de la lasure qu’on égoutte (cf. article spéciale).

  • Avantages : rapide et efficace, plus propre qu’un brossage.

  • Inconvénients : difficile à maîtriser, la peinture ayant tendance à ne pas aller où on le souhaiterait. Pour contrer cela il ne faut pas se contenter de passer le lavis, mais le « tirer » après application et de « rincer » les parties où il ne faudrait pas qu’il y ait de peinture.

  • Comment l’utiliser : tout ce qui est un peu organique se travaille à merveilles en lavis.

 

Glacis

À ne pas confondre avec le lavis. La confusion est fréquente, car le niveau de dilution est à peu près similaire, bien qu’il soit conseillé de diluer encore plus un glacis.

Le principe est de prendre une peinture très diluée (éventuellement stabilisée avec du médium) et de l’appliquer non pas dans les creux, mais sur les reliefs et surface planes. Les utilisations sont multiples : effets de filtre, camouflage d’un dégradé trop bourrin en le glaçant avec une couleur intermédiaire, enrichissement d’une couleur par une autre (mettre de subtils glacis verts sur le visage d’un elfe par exemple).

  • Avantages : indispensable pour un travail très propre, permet de multiples expérimentations.

  • Inconvénients : difficile à maîtriser, même avec du médium, très long, car il faut souvent passer une dizaine de glacis successifs.

  • Comment l’utiliser : pour peaufiner un dégradé.

 

Lining

Le lining, c’est laisser une démarcation sombre entre deux zones de la figurine. Il s’effectue en général par le biais d’un lavis. N’utilisez le noir pur que pour les zones très sombres, autrement prenez une couleur proche des zones à délimiter, mais sombre.

Le but du lining est de rendre la figurine à la fois plus lisible et faire ressortir les reliefs. N’en abusez pas sur les zones qui naturellement ne seraient pas très sombre.

  • Avantages : important pour la qualité de la fig.

  • Inconvénient : Si on ne fait pas attention lors du lavis, on peut salir les zones, prudence donc.

  • Comment l’utiliser : parfois, si l’on a utilisé une sous-couche noire, on peut laisser les creux sans peinture, et avoir direct un lining noir. À effectuer surtout pour des figurines de jeu ou si vous êtes un peu à la bourre.

 

Peinture dans le frais

Une technique de grosbill. Peignez votre couleur de base, éventuellement soutenue par du retardateur acrylique, puis, avant que ça sèche, dépêchez-vous de placer une touche de peinture beaucoup plus claire sur les reliefs.

C’est là que ça devient rigolo : il faut profiter de la fraîcheur de la peinture pour fondre les deux zones, en tirant les pigments de tous les côtés à l’aide d’un pinceau légèrement humide.

  • Avantages : quand on connaît, on peut faire des dégradés convaincants à toute vitesse.

  • Inconvénients : timing très serré, difficile de lier les deux couches…

  • Comment l’utiliser : à utiliser quand on veut peindre une armée avec beaucoup de textiles, du genre elfes.

 

Médium

Acrylik, le grand marabout va faire devant vous l’étalage de ses capacités de médium ! Voyez ses immenses prodiges !

Le médium acrylique est un produit que l’on mélange à sa peinture pour rendre sa consistance plus maîtrisable. Une petite goutte dans le mélange suffit. Il est surtout utile dans les lavis et glacis pour éviter les effets de coulure et d’auréoles.

  • Avantages : évite les coulures, les auréoles, ralentit le séchage.

  • Inconvénients : fragilise la couche de peinture, et en grande dose donne un effet poudreux.

  • Comment l’utiliser : l’utiliser pour mieux contrôler mes glacis et leur faire faire enfin ce que je souhaite.

 

Les métalliques métalliques

Souvent, quand on peint avec une couleur métallique, on a tendance à ne passer qu’une ou deux couches de mithril silver et penser que c’est fini. Pas du tout ! Les parties métalliques ont-elles aussi droit à leur traitement ! Appliquez quelques lavis marron, ou d’un mélange de marron et de métal dans les creux, soulignez les arêtes avec des glacis métal/couleur claire pour donner de la profondeur à vos métalliques.

  • Avantages : beaucoup plus facile que les NMM, on voit rarement la démarcation entre deux zones.

  • Inconvénients : fait parfois un peu sale, les métalliques trop dilués ont tendance à mal se disperser.

  • Comment l’utiliser : mettre du bestial brown dans les creux et du vert sur les reliefs.

 

Le NMM

Ou le « Non Metalic Metal ».

Il s’agit d’une technique permettant d’imiter le métal sans utiliser de couleur métallique.

En général, il faut partir d’une couleur grise bleutée puis de l’éclaircir non par au niveau des proéminences, mais là où le métal réfléchirait normalement la lumière.

Pour plus de réalisme, on peut dégrader vers le bleu clair pour les éléments hauts de la figurine (reflets du ciel) et vert/marron pour les éléments bas (reflets du sol). Cette technique s’appelle aussi le SENMM (Sky Earth Non Metalic Metal).

Le plus simple pour savoir quoi faire est de s’inspirer de photos (notamment numériques) pour le choix des couleurs et des emplacements à peindre.

  • Avantages : le rendu général de la figurine est plus homogène, ça permet de frimer devant ses copains.

  • Inconvénients : travail long et difficile.